Les réseaux d'eau potable présentent, parfois, de par leur maillage, des zones ou l'eau ne circulent pas suffisamment vite.
Cela provoque une précipitation de particules, qui, en cas d'accélération du débit, entraîne une coloration de l'eau chez l'usager.
Afin de traiter ces nuisances, une méthode basée sur l'injection séquentielle d'air comprimé a été mis au point par la SARP.
L'efficacité du procédé est conditionné par une préparation minutieuse, notamment l'élaboration des circuits sur le plan,
la reconnaissance des appareils du réseau. L'établissement des fiches d'autocontrôle fixe la chronologie du déroulement
de chaque opération. Ces fiches sont accompagnées du plan sur lequel figurent les tronçons à traiter.
La mise en œuvre de ce procédé nécessite :
- Une parfaite maîtrise de l'air injecté dans
les conduites (filtration, refroidissement),
- Un automate programmé prenant en compte
les particularités du réseau (débit, pression, diamètre
et linéaire du tronçon).
Le procédé eau/air/eau est utilisé comme outil
d'exploitation en vue :
- D'une action préventive,
- De l'entretien du réseau.
Sa souplesse de mise ne œuvre permet de traiter
un linéaire de réseau important, ce qui rend cette technique
économiquement compétitive.
exemple de depôts récupérés
Un exemple de depôts récupérés après l'intervention

A l'issue du traitement de chaque tronçon, celui-ci fait l'objet d'un rinçage méthodique.
Pendant ce rinçage on procède à l'injection d'une solution chlorée par un dispositif intégré au véhicule d'introduction.
L'efficacité de ces différentes étapes est appréciée par des mesures :
- De turbidité,
- De chlore résiduel.