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La
commune de LEYNHAC située au sud du département du Cantal
fait partie avec 13 autres communes du Canton de MAURS,
porte du Midi, de la zone géographique dite la CHATAIGNERAIE
Cantalienne, appartenant au socle primaire du MASSIF CENTRAL.
Les terrains sont en grande partie schisteux avec en quelques points
des quartz et micaschistes. Au Nord vers Cantagrel et dans la vallée
de la Rance les granites apparaissent. Il en est de même d'affleurements
(Puech Mirou) ; de carbonifères sur la faille ouest du Massif
Central
de COMMENTRY à CARMAUX par Messeix, Champagnac et Decazeville.
La décomposition des schistes et granites a donné des
argiles
relativement fertiles au fur et à mesure que l'on va vers le
Bassin de Maurs. A signaler enfin la présence de sables et
galets d'origine glaciaire
dans la cuvette du Sol le Ser.
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Le
paysage est typiquement héreynien avec des sommets arrondis
appelés Puech (Puechamp, Puech Cabrier
),
entaillés par des vallées en V aux gorges profondes
(Gorges de la Ressègue, de la Rance, de la Coyne).
L'altitude varie du nord (651 m Puech Cabrier) au sud (287 m Rance
à la limite Saint Etienne de Maurs, Boisset).
La Rance à l'ouest limite la commune avec celles de Marcoles,
Boisset tandis que la Ressègue la sépare avec Mourjou,
Saint-Constans, alors des affluents de ces deux rivières
marquent les limites avec Saint-Antoine et Sainte-Etienne de Maurs.
Le climat tempéré océanique doux est marqué
par des différences d'enneigement dues à l'altitude.
Rarement de la neige au sud
(le Bos, le Ventalou), alors que les villages du nord (Fabrègues,
Cabrespines, ...), culminant à 600m ont plusieurs journées
de neige.
Les
précipitations et les gelées sont moyennes avec les
variations dues également à l'altitude. A signaler
que l'ensoleillement est excellent,
bien supérieur à celui de Maurs.
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Fabrègues
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Les
27km2 (2767ha) se répartissent en 1982 (Statistique Agricole
Recensement Général) en Terres : 1108ha, près,
pâturages :
782ha soit près de 70%. Le reste ois (feuillus, résineux :
476ha, Châtaigneraies (167ha), landes : 97ha. On peut constater
suite au défrichement de zones boisées (Châtaigneraies
et feuillus) qu'en 1994, la surface agricole est de près de
80% du sol.
Les bois (Châtaigneraies et landes) sont en régression.
La population 390 habitants au dernier recensement (1999) soit une
densité
de 14 habitants au km2, sensiblement celle des autres communes rurales
du canton de Maurs est passée de 1150 en 1886, 927 en 1911,
715 en 1936, 656 en 1968, 609 en 1975, 518 en 1982, 446 en 1990. Le
phénomène général des communes rurales
du Cantal se retrouve
ici aussi exode rural, chute de la natalité, vieillissement
de la population. |
La
population active est à large prédominance agricole,
environ les 4/5 des actifs. L'artisanat et le commerce sont en régression.
La disparition de ces deux catégories professionnelles est
un phénomène propre au canton de Maurs. Deux entreprises
de travaux publics
et de bâtiment emploient une quinzaine de personnes domiciliées
sur ou hors de la commune. Les retraités agricoles et non agricoles
représentent 40% de la population totale. |
La
vie associative est importante tant par le nombre d'associations et
leurs adhérents que par leurs activités diverses.
Citons entre autres le Club de l'Amitié (3ème âge),
plus de 120 adhérents de Leynhac et communes voisines, le comité
des Fêtes
qui anime toute l'année la commune, l'Association de Parents
d'Elèves, l'Association Familiale Rurale, l'Association de
chasse,
les Anciens Combattants, l'Association sportive Val de Rance jumelée
avec la commune de Boisset, l'Association Culturelle
Marguerite-Joseph CLAUZET pour la Chapelle-du-Pont, et enfin les Amis
du Fort de Leynhac. Il faut rendre hommage aux bénévoles
animateurs de ces associations qui se mobilisent pour organiser rencontres
conviviales, sorties et rencontres promenades, tombolas,
déplacements des jeunes écoliers ou sportifs. A souligner
l'effort financier et le soutien du Conseil Municipal qui a doté
la commune
d'équipements sportifs (Terrains de sports, tennis, mini-golf
et socio-éducatifs, salle polyvalente inaugurée en 1995
et réalisée
en grande partie par la contribution des Elus Municipaux et responsables
associatifs permettant de réduire de 50% l'investissement.
N'oublions pas le terrain de camping qui accueille chaque année
des groupes d'Eclaireurs ou Scouts des 6 coins de l'Exagone pendant
l'été.
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Leynhac
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Cascade
Albépierre
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UN
PEU D'HISTOIRE LOCALE
S'il
n'existe pas de monographie propre consacrée à la
commune de LEYNHAC, sachons quand même qu'outre
ce qui est dit dans le Dictionnaire Statistique et Historique du
Cantal en 1840, des études d'historiens cantaliens
et non des moindres (l'Archiviste Esquer (1906), l'abbé Chabaud,
De Rochemonteix, François Jalenques, et plus près
de nous
Roger Jalenques, Michel Leymarie, Abel Beaufrère) ont ici
ou là apporté un éclairage sur le passé
de LEYNHAC. Les études
de M. Leymarie sur l'abbé Bouquier (1964) "poète
patois" de A. Beaufrère sur l'histoire du prieuré
de la Chapelle-du-Pont (1975);
enfin et qui va être prochainement publiée celle de
M. Oger sur ce même sujet, sont pleines d'intérêt.
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En voici un rapide résumé
:
Un rite ancien : porter une pierre (la plus grosse possible) afin
de les garantir de la fidélité de leur épouse
(ce rite est depuis très longtemps abandonné, la fidélité
conjugale des Leynhacoises ne pouvant être suspectée!).
Il est vraisemblable
qu'une des pistes gauloises, "les drayes" du Bassin de Figeac
vers celui d'Aurillac suivait après Saint-Constans la ligne
de crête
(en gros le tracé du C.D. 45 par les Barraques, Saint-Antoine,
Marcolès). La large cuvette du sol pouvant fixer une population
agricole.
Au XIIIè siècle est fondé à proximité
de la Rance un prieuré par Bertrand de Griffeuille à
la Chapelle- du-Pont.Il était possesseur
de rentes importantes sur la commune et les communes voisines. Vers
le XVIè siècle, il fut l'objet de disputes avec le seigneur
voisin
Daureat d'Antraygues. Le prieuré tomba dans le déclin.Les
fresques de la chapelle XIIIè et XVè ont été
restaurées récemment.
Découvertes fortuitement en 1968, mises à jour partiellement
quelques années plus tard, elles ont été définitivement
restaurées
ces dernières années par la commune de Leynhac.
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Le
bourg de Leynhac (qui tire son nom du gallo-romain Laynhacum domaine
de Lavinius), est entouré d'une enceinte
fortifiée appelée le Fort. Le portail en subside
encore. L'origine doit remonter à la guerre de Cent Ans.
Un document de 1562
(M de Brezon) ordonne qu'une garde de 10 hommes soit établie
au "Château de Leynhac" ce qui fut fait en 1574.
Il est vraissemblable
qu'au
moment des guerres de Religion, entre autre la population du bourg
et de environs venait s'y réfugier avec des provisions
pouvant se conserver dans les caves voûtées où
l'air particulièrement sec le permettait et pouvait loger
les réfugiés.
Mais l'absence de documents écrits ne permette pas d'apporter
de précisions sur le rôle et l'importance du Fort
et il faut être historiquement très prudent sur la
tradition orale quant à la canonnade du Fort depuis Puechcamp.
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Les
Forgerons
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En
1744 le rapport auprès de l'Intendant d'Auvergne sur la collecte
de l'impôt signale "le Seigneur Prince de MONACO
et l'Archevêque de TOURS sont les seigneurs directs". Une
partie de la commune relevait de la prévôté du
CARLADES
(côté vers Calvinet) d'ou le nom du Pont du Juge limite
du Carlades sur Leynhac, pour l'Archevêque de Tours il s'agissait
des biens de la Couronne dont dépendait la Chapelle-du-Pont
(J.C.) le rapport poursuit : "Cette paroisse est fort étendue,
divisée en quatre quartiers ; le pays est assez plat et couvert
de bois, châtaigniers. Les terres produisent assez de blé
(seigle)
pour la nourriture des habitants et les près assez de foin
pour leurs bestiaux. les terres se sèment par moitié
à savoir
les 3/4 en blé seigle, le quart restant en blé noir
ou avoine ; les deux derniers produisent le double des premiers et
valent la moitié
moins de telle sorte qu'une siterce mise en semence en blé
noir produit autant que celle qui est mise en semence seigle.
Il est dénombré 150 maisons ou moulins. Il est produit
du chanvre environ 864 lines valant 5 sols la line ...)".
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En
1759 un rapport toujours fiscal apporte un éclairage un peu
particulier de leur(s) auteur(s) quant aux habitants de Leynhac.
Il est écrit : "Les habitants sont très dociles
quoique sujets à la boisson, ils sont paresseux, très
bornés et sans émulation
(Le Maire de Leynhac actuel s'il est d'accord sur le premier terme
se porte en faux en qualité de descendants d'ancêtres
fichés en 1759 par ce qui devait être à l'époque
un Enarque parisien). Le même rapport signale l'importance des
deux grosses foires
de Saint-Antoine (qui faisait partie de la paroisse de Leynhac, foires
: 17 janvier et 11 juin) qui drainaient une grande partie de la population
Leynhacoise et des environs et duraient 5 à 7 jours chacune. |
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En
1792 lors des fameuses illuminations arpajonnaise (Jacquerie animée
par celui qui deviendra le général Milhaud), les paysans
de
Leynhac s'agitèrent et le château de Longuevergne fut
"visité". A signaler que le général
D'Estaing baron d'Empire avait
de par sa grand-mère une Bouquier du Cayla des ascendances
Leynhacoises. Il en est de même pour son cousin le général
Delzon,
dont la statue est au gravier à Aurillac et qui était
apparenté à la famille Miquel de Lacoste.
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Le
Fort
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Au
début du siècle un ingénieur civil Adolphe
Gratacap s'engagea dans la production d'électricité
pour l'éclairage de Maurs.
Il fonda une société avec Monsieur Courbaize de Lacam
(Mme de Constans) construisit à Val de Rance une usine hydroélectrique
qui assura l'éclairage partiel de la ville de Maurs. Ce pionnier
permit à Maurs d'être la ville-Lumière avant
Aurillac et pour fêter
cet exploit technique et cette réalisation d'avant-garde
un grand banquet eut lieu à Maurs en1903 pour fêter
la "Fée Electricité"
et permettre au Maire de Maurs de l'époque Antonin FEL de
lancer une charge contre ses adversaires cléricaux. Il fallut
attendre
l'après-guerre pour voir le réseau électrique
se développer et après les bourgs de Boisset et Saint-Etienne-de-Maurs,
la commune
de Leynhac était en grande partie électrifiée.
Jusqu'en 1945 la société Courbaize-Gratacap assurait
la production et la vente
aux consommateurs. Depuis la Nationalisation de 1945, EDF paie l'énergie
fournie à la société productrice, actuellement
Val de Rance,
dont les statuts et la composition du Conseil d'Administration ont
été modifiés en 1995-96.
Enfin si la commune de Leynhac a comme toutes les communes françaises
apporté un lourd tribut lors de la guerre 1914-18 :
42 morts au champs de batailles et hôpitaux militaires (blessés
ou gazés), 5 au cours de la guerre 1939-40. Il n'y eut pas
de tués
au combat ou en camps de déportation malgré la déportation
d'un des nôtres pris à la rafle du 10 mai 1944 à
Maurs.
Un camp de maquisards rescapés des combats du Mont-Mouchet
séjourna quelques semaines en juin-juillet 1944
avant de participer à la libération du Cantal.
Remerciements
à Monsieur CIPIERE, le rédacteur de la page concernant
l'historique de la commune de LEYNHAC.
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